Où en est on, 3 mois après la cession des Cliniques Mutualistes à Doctegestio?

Un début charmant

Certes, le personnage a du charme, et sait en jouer. c’est surement un grand séducteur, et c’est ce qui assure son succès auprès des salariés des entreprises ou des associations que le président de Doctegestio récupère. Ainsi, de POPPINS à AMAPA, ou DOCTOCARE, les premiers contacts sont faciles, tout le monde est content, et tout le monde tombe dans le piège.
Certes, on annonce aucun licenciement, une gestion sereine grâce à des outils mis en communs, des relations avec les clients facilitées, ou un environnement de santé d’excellente qualité? mais….

Des lendemains qui déchantent

A peine 3 semaines après la prise de fonction de Bensaid, ce président de Doctegestio, cela commence à se gâter. C’est un responsable d’unité qui démissionne, ce sont des salariés qui sont harcelés, des fournisseurs qui ne sont plus payés, et qui se plaignent au président de la Métro.
Que les fournisseurs ne soient pas payés, venant de la part de Doctegestio, c’est courant. très fréquent même à Poppins. Même si ces fournisseurs sont des services publics. Mais il ne faut pas oublier que le GHM assure une fonction de service public dans la santé. Ne pas payer ses fournisseurs, c’est mettre en danger la santé des patients. Bensaid n’a pas l’air de s’en rendre compte, et un agent immobilier ne peut pas gérer un hôpital comme on gère une résidence de vacances. D’ailleurs, comment un agent immobilier peut gérée un hôpital, il faudra que l’ARS nous l’explique!.
Bref, c’est la cata. Un dépôt de plainte pour entrave au fonctionnement du Comité Social et Environnemental, une enquête qui débute pour harcèlement, bravo pour le climat social. Bien sûr, pour lui, ce que raconte la presse n’est que mensonge et calomnie…. Naturellement, Bensaid accuse les syndicats, qui l’empêchent de faire comme il veut. Heureusement, Bensaid, on n’est plus au moyen âge, ni au 19ème siècle, il y a des lois, il faut les respecter!

Et déjà, les démissions s’accélèrent. A la direction, dans le corps médical. Certes, pas de licenciement. Mais au GHM, comme partout ailleurs, Doctegestio applique sa méthode: écœurer les salariés, les harceler, ne pas leur payer les jours fériés: ils s’en iront d’eux-mêmes.

Et la santé de Grenoblois, dans l’histoire. Ni Brothier, qui a cédé, ni Bensaid, qui a repris, ne s’en soucient. pour eux, ce n’est qu’une question d’argent, et leur seule mesure, c’est combien ça peut leur rapporter!

Pourquoi la préemption par la Métro Grenobloise?

Alors pourquoi la préemption, et pourquoi nous la souhaitons?
Les collectivités locales ont ont à leur charge la santé des habitants du bassin grenoblois. A ce titre, ces collectivités locales sont intéressées par l’intérêt général, et donc par la qualité des soins que dispensent les établissement de santé du bassin grenoblois.
Avec la préemption, la vente des murs du GHM par la SCIMI, propriétaire des murs, détenue à 46% par ADREA, à Icade Santé, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignation, organisme semi-public, ne peut plus acheter les murs, l’obligation pour ADREA de refaire un tour de table, et éventuellement, changer le repreneur. De toutes façons, si les collectivités territoriales préemptent, elles peuvent emprunter pour acheter les murs, le paiement des loyers assurant le remboursement des emprunts, et donc n’apporte pas de charges supplémentaires pour ces collectivités.. Et le temps que se règle la vente aux collectivités locales, cela retardera encore le moment ou ADREA touchera le produit de cette vente. En plus, les collectivités locales peuvent proposer un prix plus bas, ce qui entrainera une négociation et retardera encore le moment de la vente. Mais est-ce que les collectivités locales auront le courage politique de cette préemption? Elles ont jusqu’au 21 janvier 2021 pour ce décider. En tous cas, nous avons rencontré ces collectivités locales de nombreuses fois et fortement insisté auprès d’elles en faveur de la préemption depuis la décision d’Adrea de céder l’UMGGHM à Doctegestio

Une étude par un avocat

Depuis plusieurs mois, un collectif s’est crée, rassemblant les Usagers et Usagères de Cliniques Mutualistes de Grenoble, l’Union de Quartier Chorrier-Berriat-Europole et les Amis des Cliniques Mutualistes de Grenoble.
Ce collectif s’est adressé à un avocat spécialisé dans l’Économie Sociale et Solidaire. Nous lui avons demandé si la cession s’est faite dans de bonnes conditions. Cet avocat nous a remis un mémoire, nous indiquant qu’il avait relevé quelques anomalies, que l’on pouvait demander à la justice d’examiner.
Une étude est en cours donc pour voir comment pourrait-on mener une action judiciaire.
Cette action judiciaire pourrait démarrer début février.

De la même manière que nous vous avons demandé aux soutiens des Cliniques Mutualistes de Grenoble, le collectif d’Usagers, l’Union de quartier et notre association vous demanderons, le cas échéant, de soutenir financièrement cette action.

Comme vous le voyez, ce feuilleton délétère initialisé par Brothier et continué par Bensaid n’est pas encore terminé.
Suivez la presse, cherchez Doctegestio sur internet, ne vous arrêtez pas aux premières pages, et ne vous formalisez pas que Doctegestio, de mauvaise réputation dans la presse et ailleurs, change de nom pour s’appeler Avec. Nous, nous préférons Sans. Sans Bensaid, Sans Brothier, Sans ADREA!

Et nous réaffirmons ici que la position de la Fédération Nationale de la Mutualité Française, par son silence assourdissant, est indigne des valeurs qu’elle a prônées lorsqu’elle a aidé à la création de la Clinique Mutualiste de Grenoble il y a 62 ans.

GLOSSAIRE des Acronymes

ADREA Mutuelle provenant de la réunion ou de la fusion des plusieurs mutuelles, dont l’ancienne CCMIHA Caisse Chirurgicale Mutualiste de l’Isère et des Hautes Alpes, devenue CCM, puis ADREA
AMAPA : Association Mosellane d’Aide aux Personnes Agées. Association reprise en 2012 par Doctegestio. Elle est présidée par Bensaid
ARS : Agence Régionale de Santé : elle délivre notamment les autorisations d’ouvrir des établissements de santé.
Doctocare : filiale de Doctegestio, présidée par Bensaid, qui regroupe le médical. Bien que déclarée comme mutuelle, c’est une coquille vide.
MFI-SSAM : Mutualité Française Isère Service de Soins et Accompagnement Mutualistes. C’est l’ancienne Union Départementale des Mutuelles de l’Isère. Elle fait partie des fondateurs des Cliniques Mutualistes de Grenoble.
MFV : Mutuelle de France du Var, mutuelle reprise par Doctegestio, et présidée par Bensaid. depuis sa reprise par une société commerciale, c’est une pseudo mutuelle.
SCIMI : Société Civile Immobilière de la Mutualité de l’Isère. cette SCI a été crée pour regrouper tout l’immobilier du GHM: elle est donc propriétaire des murs. Son excédent annuel est de l’ordre de 1M€, après avoir payé taxes et impôts, remboursement d’emprunts et versé les dividendes aux porteurs de parts. Adrea possède 46,14% des parts, la MFI-SSAM ex Union Départementale des Mutuelles de l’Isère en possède 14.5%.
UMGGHM : Union Mutualiste pour la Gestion du Groupe Hospitalier Mutualiste. Avant la cession : ADREA et MFI-SSAM, depuis la cession Doctocare et MFV, deux pseudo-mutuelles.
POPPINS : filiale de Doctegestio présidée par Bensaid spécialisée dans la gestion de résidences de vacances.

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