GHM- Clinique Mutualiste
Lettre de soutien n° 27– 27 octobre 2026
Notre première lettre de soutien
« post-Bensaid !! ».
Un tournant décisif mais une histoire qui n’est pas encore finie…
Revenons sur la situation fin 2025 : le GHM est privé d’une dotation de quelques millions d’€ (dotation d’équilibre versée par l’ARS depuis le COVID pour pallier à la baisse d’activités qui en résultait) et ne voit toujours pas le remboursement des millions détournés en 2022 par Bernard Bensaid.
Fin novembre 2025, les administrateurs provisoires déclarent l’établissement en cessation de paiement au Tribunal de Grenoble. Celui-ci place aussitôt le GHM en redressement et nomme un administrateur judiciaire qui a pour mission de rechercher un repreneur pour le GHM.
Cette recherche se déroule de janvier 2026… à la décision du Tribunal du 15 octobre, de confier la reprise du GHM à la Fondation BOISSEL, fondation iséroise engagée dans le secteur de la santé et du sanitaire et social, principalement en Nord-Isère.
Cette lettre de soutien est composée de :
• notre Communiqué de presse du 16 octobre sur la reprise du GHM par la Fondation BOISSEL, ses conséquences ainsi que les procédures judiciaires toujours en cours.
• l’intervention de l’un de nos membres, Hervé DERRIENNIC, à l’invitation de France Assos Santé, au cours des « Assises de la démocratie en santé », à l’Université de Lyon, le 14 octobre dernier. La question en débat : « Pourquoi et comment de nouvelles formes d’engagement dans le domaine de la santé et quels impacts sur les instances de démocratie représentative en santé ? ».
Bonne lecture !
Cette lettre est également suivie d’un mot du président, publiée sous sa propre responsabilité, et sans l’aval du collectif :
Union de Quartier Berriat-St-Bruno-Europole (Hervé DERRIENNIC 06.76.83.13.93)
Collectif des Usagers des Cliniques Mutualistes (Jean-Philippe MOUTARDE 06.63.08.50.82)
Les Amis des Cliniques Mutualistes de Grenoble (Jérôme ALEXANDRE 06.73.52.01.78)
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Communiqué de presse du 16 octobre 2026
Le GHM repris par la Fondation BOISSEL
6 ans de combat…
Il aura fallu un combat de 6 années, mené par les syndicats du GHM, les associations Union de Quartier Berriat-St-Bruno-Europole et les Amis des Clinique mutualistes de Grenoble avec le soutien de la Métropole de Grenoble et rejoint ensuite par la Ville, pour sortir définitivement le Groupement Hospitalier Mutualiste des griffes de Bernard Bensaid et de sa société DOCTEGESTIO devenu AVEC. Le Tribunal Judiciaire a choisi le dossier de la Fondation BOISSEL pour reprendre le GHM.
C’est à la fois une décision positive – la Fondation BOISSEL est un acteur non-lucratif et de proximité – et négative puisqu’elle entraîne le licenciement d’une centaine de salariés qui n’y sont pour rien dans la prédation financière mise en place par AVEC et la dégradation qui s’en est suivie. Nous comptons sur les instances représentatives des salariés pour que ces licenciements donnent la meilleure protection possible aux personnes devant quitter le GHM. Soulignons aussi qu’une fondation n’est pas un espace démocratique car on en devient membre sur la base de la cooptation. La Fondation BOISSEL doit garder en mémoire qu’elle prend en charge un « bien commun » du bassin grenoblois, la MUT’
…pendant lesquels certains se sont délibérément tus !
6 ans de combat pour sortir de la crise ouverte par la mutuelle ADREA/AESIO qui a trahi en toute connaissance de cause ses valeurs mutualistes en choisissant DOCTEGESTIO/AVEC et ICADE SANTE pour la cession du GHM en 2020, ouvrant ainsi la voie à une privatisation. ADREA /AESIO a été sourd à toutes nos interpellations sur ce choix.
6 ans pendant lesquels, malgré nos nombreuses alertes et contacts :
• la Mutualité Française n’a pas bougé et ne s’est jamais exprimée alors que les actes de cession étaient entachés d’infractions au Code de la mutualité.
• le mouvement de l’Économie Sociale et Solidaire, ESS France, n’a jamais eu aucune réaction alors que Bernard Bensaid affirmait régulièrement qu’il appartenait à ce mouvement.
• le Ministère de la santé et son ministre grenoblois Olivier Véran, comme l’ARS ne sont jamais intervenus pour faire respecter le Code de la Mutualité et le statut d’ESPIC du GHM alors qu’ils en avaient la charge et le pouvoir.
Ainsi pendant 6 ans :
• aucun contrôle sur la légalité de la cession (notamment le fonds de dotation) • aucun contrôle sur les mutuelles factices sans adhérents (Doctocare, MIDI) uniquement destinées aux manœuvres d’une société commerciale sans scrupules.
• aucun contrôle sur les conventions de services aux tarifs exorbitants
• aucun contrôle sur les mouvements financiers dans la trésorerie du GHM pourtant abondée par de l’argent public.
Ce n’est donc pas l’in-action délibérée des Pouvoirs publics qui a permis de remettre en cause cette « cession » inacceptable et illégale, mais bien la plainte au Pénal des syndicats FO et CGT et l’action en justice de notre collectif. Ce combat citoyen qui a conjugué « mobilisations populaires » et « actions médiatiques » locales et nationales n’aurait jamais abouti sans ses « actions juridiques » rendues possibles par la détermination des Grenoblois et les environ 30.000 € de dons récoltés à cette fin.
Un combat qui n’est pas encore fini…
Cette reprise n’éteint pas pour autant plusieurs procédures juridiques toujours en cours : • Bernard Bensaid sera jugé en correctionnelle le 2 février 2027 pour « prise illégale d’intérêt et détournement de fonds publics » pendant sa gestion à la tête du GHM.
• L’action au fond que nous avons déposée en avril 2022 et qui a été paralysée par la multiplication des appels de Bernard Bensaid doit être jugée. En jeu : les 9 M€ du Fonds de dotation et les 50 M€ de la vente des murs versés à ADREA/AESIO (et quelques autres mutuelles).
En effet, la « cession » en 2020 de l’activité du GHM par ADREA/AESIO à DOCTEGESTIO a été réalisée moyennant le versement « non déclaré » par DOCTEGESTIO de 9,2 M€ dans un Fonds de Dotation créé par ADREA/AESIO. Cette somme doit être restituée par ADREA/AESIO pour réparer tous les dommages subis par le GHM et permettre par exemple de réintégrer les personnels licenciés.
Concernant la vente des murs du GHM à ICADE-Santé (fonds rattaché à la Caisse des Dépôts) pour un montant de 50 M€, un jugement qui déclarera nulle la « cession » du GHM en 2020 remettra de fait en cause la vente de ces murs par la SCI détenue alors par ADREA/AESIO, la Mutualité Française Isère et quelques mutuelles. Le GHM doit être propriétaire de ses murs car le GHM les a déjà payés une fois en totalité par ses loyers versés au fil des années. Ne plus payer de loyer permettra de dégager plus de 3 M€ de ressources supplémentaires… pour embaucher du personnel par exemple.
Nous, Union de quartier Berriat-St-Bruno-Europole, Collectif des usagers et Amis des cliniques mutualistes de Grenoble, nous continuerons à défendre les intérêts du GHM comme de la « Cité Hospitalière des Alpes », sa nouvelle dénomination.
Union de Quartier Berriat-St-Bruno-Europole (Hervé DERRIENNIC 06.76.83.13.93)
Collectif des Usagers des Cliniques Mutualistes (Jean-Philippe MOUTARDE 06.63.08.50.82)
Les Amis des Cliniques Mutualistes de Grenoble (Jérôme ALEXANDRE 06.73.52.01.78)
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Communication d’Hervé Derriennic aux Assises de la Démocratie en Santé du 14 octobre 2026
De la CRISE à la REPRISE
du GHM – Clinique Mutualiste
Retour sur 6 années de combat
Pourquoi de nouvelles formes d’engagements ? La réponse est simple : parce que le secteur de la santé est traversé par des crises.
A Grenoble, la crise est ouverte au GHM (ou « Cliniques mutualistes ») par la mutuelle ADREA, mutuelle constituée à Grenoble à la fin des années 90 à la suite de la fusion de plusieurs mutuelles. ADREA est seule décisionnaire sur l’avenir du GHM (1200 salariés, 400 lits, 200 médecins) car elle est majoritaire au CA du GHM. ADREA, devenue une mutuelle nationale, veut créer AESIO. ADREA a besoin de se renforcer financièrement et décide de céder l’activité du GHM (10 M€) et les murs (50 M€). Précisons que le GHM est un ESPIC et relève du Code de la Mutualité. Ainsi, un « bien commun », le GHM, « la MUT’ » pour tous les grenoblois, créée en 1960, voit son avenir s’obscurcir. Un appel à candidatures est lancé en octobre 2019.
La mobilisation contre ce projet est engagée par :
• Un fervent mutualiste, Jérôme Alexandre, membre du CA du GHM. ADREA lui retire son mandat pour le faire taire. Il lance alors une pétition l’été 2019 qui reçoit 17000 signatures et il crée l’association des Amis des Cliniques mutualistes.
• Les syndicats et le CSE du GHM s’inquiètent pour l’avenir de leur établissement. Ils font sortir l’information « hors les murs ».
• Des habitants du quartier où se situe le GHM sont membres de l’association « Union de quartier Berriat St‑Bruno-Europole ». Salariés et habitants se réunissent… et organisent une 1ère réunion publique (140 per sonnes) le 13 janvier 2020 et une 1ère manifestation (400 personnes) le 30 janvier.
• Avec l’URSCOP un projet de reprise du GHM par une SCIC, société coopérative, qui peut réunir salariés habitants/usagers et d’autres partenaires, est élaboré et adressé à ADREA mi-février. Une réunion publique réunit 150 personnes pour débattre du projet de SCIC.
La mobilisation avant le choix final
• ADREA a seule la main. ADREA retient 3 candidatures sur 7 dossiers et écarte le dossier de la SCIC. • Les candidatures retenues : 2 sociétés privées (Vivalto et Doctegestio/Avec) et une association (l’AGDUC) .
• Salariés, habitants, Amis des cliniques… nous nous mobilisons contre les 2 sociétés privées, nous affirmons notre soutien à l’association. Nous interpellons les collectivités qui apportent leur soutien au GHM. Nous écrivons à l’ARS, au Ministère, à la Mutualité française pour les alerter.
• Nous dénonçons la privatisation du GHM et la trahison d’ADREA, nous organisons des rassemblements, nous nous exprimons dans les médias.
• En toute connaissance de cause, ADREA choisit au final une des deux sociétés privées, DOCTEGES TIO /AVEC qui s’est associée avec un fonds rattaché à la Caisse des Dépôts et Consignations, organisme dépendant directement de l’État, Icade Santé. Ce sont les « mieux-disants ».
• La décision finale a lieu le 9 octobre 2020. DOCTEGESTIO/AVEC met la main sur le GHM en utilisant une fausse mutuelle (DOCTOCARE – 0 salarié et 0 activité) et une mutuelle en redressement judiciaire depuis 8 ans, les MFV (Mutuelles de France du Var). Le président de Doctegestio/Avec, Bernard Bensaid, devient président/directeur du GHM et tout le CA est composé de membres de sa famille ou de salariés de sa société. La manipulation est grossière.
Le combat juridique
A ce stade, nous faisons appel à un avocat. Grâce à son analyse juridique qui démontre les nombreuses infractions au Code de la Mutualité, nous allons convaincre la Métropole de Grenoble qu’il y a un intérêt à agir. Nous serons ensuite rejoints par la Ville de Grenoble.
• Le combat juridique, à partir de 2021, est donc porté par des sociétaires d’ADREA, par les associations Amis des Cliniques mutualistes de Grenoble et Union de Quartier Berriat-St-Bruno-Europole, par les syndicats FO, CGT et UNSA, par la Métropole de Grenoble puis par la Ville de Grenoble. Les frais de justice sont partagés. Nos associations ont collecté de 2021 à 2025 plus de 30.000 € grâce à 300 donateurs environ.
• Notre volonté est de faire annuler les décisions du 9 octobre 2020 et d’obtenir rapidement la nomination d’un administrateur provisoire. Nos premiers référés n’aboutissent pas. Le juge nous dit de porter l’affaire au fond, ce que nous ferons en avril 2022. Une affaire non encore jugée.
• Nous décidons aussi de porter au niveau national nos informations sur la méthode « Bensaid » qui est président ou gérant de près de 200 sociétés, associations et mutuelles. Sa méthode c’est de reprendre toute structure en difficulté en promettant « monts et merveilles » alors qu’il n’en a pas les moyens. Il se concentre sur le sanitaire et social depuis 2010 : la gestion d’associations d’aide à domicile, des Ephad, des foyers, des cliniques, des thermes, mais aussi des centres de vacances, des foyers de jeunes travailleurs. Nous écrivons en juillet 2022 pour alerter 162 maires, des grands et des petits, de toute la France, des risques qui pèsent sur les équipements de leur commune qui sont entre les mains de la société Doctegestio/Avec. Ce courrier aura un écho jusqu’à l’Assemblée nationale puisque qu’un député des Vosges (les Thermes de Plombières sont dans sa circonscription) pose en octobre 2022 une question au gouvernement sur les agissements de la société de Bernard Bensaid. Elisabeth Borne, Première ministre répond elle-même pour affirmer la très grande vigilance des services de l’État. Elle doit marquer ses distances car elle est de la même promotion que Bernard Bensaid à Polytechnique.
• Parallèlement les prélèvements effectués par la société Doctegestio devenu AVEC dans la trésorerie du GHM (6,5 M€) s’accélèrent en 2022. Les syndicats FO et CGT portent plainte contre X en juin 2022. En janvier 2023, M. Bensaid est mis en examen pour prise illégale d’intérêt et détournement de fonds publics et sa société est mise en examen pour recel. Après un report, le procès en Correctionnelle doit avoir lieu le 2 février 2027.
• Νous engageons aussitôt un nouveau référé fin janvier 2023 et nous révélond publiquement le niveau de dettes du groupe AVEC (plus de 170 M€ !!!). Nous obtenons cette fois gain de cause : le Tribunal nomme le 22 mai 2023, 2 administrateurs provisoires au GHM et dépossède tous les responsables de la société AVEC de toute capacité à l’égard du GHM. Depuis, le « groupe » AVEC s’est progressivement effondré des reprises ont eu lieu partout, de la Moselle au Var, des Bouches du Rhône au Pas de Calais… La société AVEC est elle-même liquidée depuis le 2 juillet 2026.
Quels sont les impacts de nouveaux engagements sur la démocratie représentative en santé ? Il y a des crises dans le domaine de la santé. Rappelons quelques-unes des plus récentes :
• pour la crise du Médiator, il a fallu une « lanceuse d’alerte » déterminée pour affronter le laboratoire Servier et la paralysie des instances sanitaires. C’est la justice qui a condamné.
• pour la crise des Ehpad gérés par ORPEA, il a fallu une enquête journalistique documentée pour faire réagir le Ministère de la Santé.
• pour la crise des fermetures des petites maternités par le Ministère, des mobilisations populaires, des actions devant les Tribunaux Administratifs et des interventions d’élus s’organisent pour les maintenir ouvertes et garder la vitalité des territoires concernés.
Pour Grenoble, face la crise :
Le mouvement mutualiste a été défaillant.
• ADREA a trahi en toute connaissance de cause sa vocation mutualiste mais il n’y a pas eu de débat. ADREA a participé à la création d’AESIO et AESIO fait beaucoup de publicités !
• La Mutualité Française Isère ne s’est pas saisie de ce dossier. Le GHM c’était pourtant l’œuvre de l’Union des Mutuelles de l’Isère en 1960. Sur 40 mutuelles adhérentes aujourd’hui, seules 2 mutuelles nous ont contactés.
• La Mutualité Française au plan national n’a rien fait… Il n’y a aucune instance pour examiner des actes qui sont contraires au Code de la Mutualité. Pas de comité d’éthique…et « on n’emmerde pas » un collègue… le Président d’ADREA-AESIO est vice-président de la Mutualité Française !
Le mouvement de l’Économie Sociale et Solidaire a été absent.
ESS France va ignorer le dossier car trop soutenu financièrement par les Mutuelles (dont AESIO), de même la CRESS Auvergne Rhône-Alpes… et pourtant la loi Hamon de 2014 permet d’attaquer en justice une entreprise qui se prévaut de l’appellation ESS sans en respecter les critères. M. Bensaid utilisait abusivement la référence à l’ESS. Les acteurs de l’ESS n’ont pas bougé.
L’association France Asso Santé sollicitée pour se joindre aux actions juridiques n’a pas pris cette décision.
Enfin, une administration passive.
Le Ministère de la Santé reconnaît au GHM le statut d’ESPIC. Nous avons écrit à l’ARS et au Ministère, nous avons donné tous les éléments qui démontraient que le GHM entre les mains de Bernard Bensaid, n’était plus un établissement qui remplissait les conditions pour être un ESPIC : fin de la gestion non lucrative car la gestion est de fait entre les mains d’une société privée ; présence au CA d’une fausse mutuelle, Doctocare qualifiée par la Ministre de la santé en février 2023 de « société écran »… mais rien, pas une décision du Ministère ou de l’ARS qui se défaussent… « il n’y a pas eu d’accidents sanitaires au GHM». L’administration est-elle complaisante ? Se veut-elle impuissante ? Le gouvernement est pour la privatisation marchande de la santé…si même les mutuelles accélèrent la privatisation, pourquoi intervenir ?
En conclusion, il n’y a aucune instance de démocratie représentative pour les temps de crise. Pour ces combats les engagements conjuguent le plus souvent « mobilisation populaire – impact médiatique – actions juridiques ». Chaque situation est spécifique, des coordinations, collectifs, réseaux se solidarisent. Donc ces engagements qualifiés de « nouveaux » ne peuvent pas interroger ou redynamiser les cadres de la démocratie représentative en santé.
HD 14/10/2026
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Un mot du président des Amis des Cliniques Mutualistes de Grenoble1
Madame, Monsieur,
Le 15 octobre 2026, le tribunal judiciaire de Grenoble a désigné la fondation Boissel comme repreneur de « La Mut ». Si cette reprise met fin à l’emprise du groupe AVEC sur l’UMG-GHM, cela ne règle pas les dettes que ce groupe AVEC a envers l’UMG-GHM. Mais c’en est fini de la gouvernance de l’UMG-GHM par cette société AVEC, par ses sbires, ses ex-ministres, ses prête-nom….
C’est bien qu’un repreneur soit désigné!
Dommage que le repreneur laisse sur le carreau les centres dentaires, le centre gynécologique de Meylan et autres services annexes à la population.
Il est dommage que d’autres repreneurs possibles comme la fondation Audavie n’aient pas poursuivi leur candidature.
A l’heure où j’écris ces lignes, j’apprends que l’autre repreneur éventuel aurait fait appel de la décision du tribunal judiciaire du 15 octobre. J’espère simplement que quand le tribunal se penchera sur cet appel, il aura en mémoire que ce repreneur était administrateur de la Société AVEC, proche de son président (sinon il n’aurait pas été administrateur dAVEC !), et qu’il est poussé par son ancien président….
Je voudrais dire un grand merci aux administrateurs provisoires, au personnel de l’UMG-GHM, aux représentants du personnel qui ont maintenu l’UMG-GHM en activité, et qui on permis sont redressement malgré les difficultés financières; merci aux diverses associations, collectifs, Union de quartier… qui ont soutenu « la Mut » depuis 6 ans. Merci à leurs soutiens financiers pour les actions en justice, dont certaines ne sont pas encore terminées.
Merci encore à la Ville de Grenoble et à Grenoble-Alpes Métropole au soutien qu’elles ont apporté à la défense de l’UMG-GHM.
Mais pas de remerciement au Conseil Départemental de l’Isère, qui a refusé de s’investir, au prétexte que ICADE, acheteur des murs, était un de leurs partenaires constructeurs.
Malheureusement, « la Mut » crée par les Mutualistes de l’Isère, la FNMF, la MGEN et d’autres mutuelles, échappe aux mutualistes, mais ce sont bien le président depuis 2016 d’Adrea Mutuelle devenue AESIO, , le président de l’UMH-GHM entre juillet 2019 et octobre 2020, la présidente de la Mutualité de l’Isère depuis juillet 2019 qui ont conduit à cet abandon. Le deal proposé comportait , (outre sans doute la commission d’apporteur d’affaire, dont on ne connaîtra jamais le montant) la vente des murs, détenus par la SCIMI, Société Civile Immobilière de la Mutualité de l’Isère, à Icade Santé, et création d’un « Fonds de Solidarité » administré par la Mutuelle AESIO et la Mutualité de l »Isère, abondé par la société AVEC pour un montant de 9M€. C’est par cet abondement que le président de la société AVEC justifiait ses « emprunts » à la trésorerie de l’UMG-GHM, emprunts qui n’ont toujours pas été remboursés.
La vente des murs et la liquidation de la SCIMI a rapporté environ 50M€ à AESIO (hors frais). On comprend mieux ainsi pourquoi le président d’ADREA Mutuelle, devenue AESIO, était aussi pressé de céder l’UMG-GHM, cession réalisée par la substitution des mutuelles gérant l’UMG-GHM (Adrea Mutuelle et Mutualité de l’Isère) par deux « mutuelles du groupe AVEC » dont l’une était fantoche et l’autre en redressement judiciaire).
A l’époque, ni les ministres de la santé, ni l’ARS, ni la FNMF n’ont levé le petit doigt.
Les mutualistes de l’Isère dont j’ai fais parti jusqu’en juillet 2019 doivent se sentir spoliés de leur outil de santé mis à la disposition des Grenoblois en 1958
Mais hélas, pas de remerciements pour les lenteurs de la justice qui , faute de moyens sans doute, n’ont pas examiné encore les recours engagés par le collectif contre la cession de l’UMG-GHM aux sociétés ou pseudo mutuelles de monsieur Bensaid, et la vente des murs à l’Icade.
Faut-il maintenant abandonner ces recours, ou laisser la justice les étudier avec son train de sénateurs, quitte à remettre en question la solution actuelle ? Et quelle garantie que la solution actuelle soit perenne ?
Faut-il abandonner ces recours, maintenant qu’une solution est trouvée ? Faut-il laisser les responsables de ce fiasco mutualiste dormir en paix jusqu’à la fin de leurs jours ?
Et que faire de l’Association des Amis des Cliniques Mutualistes, maintenant que l’UMG-GHM n’est plus mutualiste ?
Une prochaine assemblée générale prendra la décision idoine
Merci encore à ceux qui nous ont soutenus, par leurs encouragements et leur soutien financier
Tristement
Jérôme ALEXANDRE, 28 octobre 2016
1Ce mot du président de l’Association des Amis des Cliniques Mutualistes de Grenoble n’engage que lui.